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L'avis du Professeur Georges Halpern MD, PhD | |||||
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G.-M. Halpern, MD, Phd Allergie et Immunologie - Volume XXXII - n. 7 - p259-260 - 2000 Nous sommes ce que nous mangeons et buvons, et la nature de nos nutriments et aliments conditionne nos fonctions physiologiques. L’eau nous est nécessaire. Les protéines, lipides et glucides également. Et les vitamines, les sels minéraux, les oligo-éléments, bien entendu. Mais la science alimentaire a progressé exponentiellement au cours des dernières décennies ; les nutraceutiques et les aliments fonctionnels font désormais partie de notre environnement « santé à tout prix ». Le prix, justement : retournant [ou le croyant] aux sources, très nombreux sont les gens qui veulent du « naturel ». Ils oublient que l’amanite phalloïde, la ciguë, les bactéries du tétanos ou du botulisme, le VIH sont tous très naturels. La provenance naturelle signifie le plus souvent risque plutôt que santé. Et beaucoup de produits dits naturels écornent sérieusement le portefeuille. Mais il y a des exceptions. Si, d’après certaines traditions, nous viendrions de la mer, il y a dans les océans des aliments qui apportent beaucoup sous un faible volume. Les acides gras poly-insaturés 5AGPI° oméga-3, et les caroténoïdes – entre autres – en font partie. La chaîne alimentaire veut que certains mollusques, placés là où il faut, engrangent et concentrent ces AGPI et les anti-oxydants. Perna canaliculus est la superbe, délicieuse moule verte de Nouvelle-Zélande. On la trouve dans certaines baies sans pollution, à l’eau assez fraiche, de l’île Sud de Nouvelle-Zéland, de Nouvelle-Calédonie, ou de l’Ouest du Mexique. Mais la zone de production est la pointe Nord-Est, et le long de la côte Est de l’Île Sud de Nouvelle-Zélande. Là, dans le Marlborough Sound, et un peu plus au Sud, le Ministère de l’Agriculture et de Pêcheries de Nouvelle-Zélande a délimité une zone de production entièrement protégée et constamment surveillée. L’eau y est cristalline. Aucune industrie à l’horizon. Et très peu de maisons sur la côte : toutes doivent avoir une station d’épuration. S’il pleut, toute récolte de moules est arrêtés jusqu’à ce que les inspecteurs redonnent le feu vert. Les bateaux à moteur doivent croiser au-delà des 20 milles réglementaires, et le largage d’effluents est puni de prison. Chaque jour, plusieurs tonnes de moules sont ramassées, mises en cageots, et expédiées vers les marchés, poissonneries et grands restaurants du monde entier. Elles sont mangées crues et, à ce jour, aucun cas d’intoxication, empoisonnement ou allergie n’a été signalé. On dit, là-bas, à Nelson ou à Christchurch, que les Maoris « maritimes », qui font de 30 à 40 moules leur petit déjeuner quotidien, ne souffrent ni d’arthrose, ni d’asthme. Et ce en contraste avec les Maoris « de l’intérieur » qui sacrifient aux joies du petit déjeuner « à l’anglaise » avec bacon, œufs, crêpes, et lait. Qui sait ? Mais cette rumeur légendaire aincité Jim et Bill Broadbent, des industriels Australiens entreprenants, à monter une usine de lyophilisation des moules à Nelson, à deux heures de camion des champs de mytiliculture. Cette usine est superbe, ultra-moderne, aux normes pharmaceutiques GMP. On y travaille en quasi-scaphandre, comme dans un bloc opératoire de transplantation d’organes. Les moules sont broyées, centrifugées, et leur purée orange est additionnée d’une dose déterminé d’acide tartrique pour éviter rancissement et dégradation. La lyophilisation a lieu ensuite, et la poudre est mise en sacs. Cette poudre est vendue sous le nom de Seatone® dans de nombreux pays ; il faut en prendre 9 à 18 capsules par jour pour « lutter contre les rhumatismes ». Mais si on retire – ce que fait la lyophilisation – l’eau des moules, on y laisse tout le sel (Seatone® est horriblement salée), les protéines et les glucides. D’où risque chez les hypertendus, risque allergique, ou d’intolérance digestive. Et la vision des 9-18 grosses capsules quotidiennes peut manquer de charme. Les chercheurs Australiens, poussés par les frères Broadbent, ont démontré que les substances actives extraites de Perna canaliculus se trouvent dans la fraction lipidique des moules. Un procédé supercritique, utilisant le CO2 liquide, permet l’extraction de cette seule fraction, sans utilisation de solvant. La société Flavex, en Allemagne, réalise cette opération et délivre une huile très visqueuse, orange, qui contient tous les principes actifs. Cette huile originelle est mélangée à de l’huile d’olive pharmaceutique (50 mg d’huile de moule/100 mg d’huile d’olive), additionnée d’une trace de vitamine E pour éviter tout risque de rancissement, et mise en capsule : voilà LyprinolTM. Un long chemin pour un produit strictement naturel, sans métaux lourds, pesticides, ou produit toxique, et qui ouvre des perspectives fascinantes pour le traitement des affections à composante inflammatoire.
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LyprinolTM - Derniere mise a jour 10.2011
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